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Dans cet essai, Eve Tuck et K. Wayne Yang entendent rappeler une chose simple : la décolonisation, c’est la restitution aux autochtones de leurs vies et de leurs terres. Elle n’est pas la métaphore d’autre chose, quand bien même cette autre chose tendrait à améliorer nos sociétés. Les luttes pour la justice sociale, l’élaboration de méthodologies critiques ou le décentrement des perspectives coloniales, si importants soient-ils, ont des objectifs qui ne convergent pas nécessairement avec le processus de décolonisation. Métaphoriser la décolonisation, c’est donner accès à toute une gamme d’esquives, ou «manœuvres de disculpation», qui permet souvent de se réconcilier avec la situation coloniale.
Pour sa première publication en français, le texte polémique de Tuck et Yang est accompagné en postface d’un entretien avec Christophe Yanuwana Pierre, militant kali’na, qui revient sur l’histoire du mouvement autochtone en Guyane, sur l’actualité de ses combats, et sur ses proximités et différences avec d’autres luttes autochtones de décolonisation.
Originaire de l’île Saint Paul en Alaska, Eve Tuck est une chercheuse et autrice aléoute (Unangax) qui enseigne les études autochtones et la théorie critique de la race à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario.
Écrivain californien, K. Wayne Yang est professeur de pédagogie et d’études ethniques à l’Université de Californie à San Diego. Militant des quartiers populaires d’Oakland, il y a cofondé l’organisation Avenues Project.
Ensemble, ils dirigent la revue Critical Ethnic Studies et ont fondé le groupe Land Relationships Super Collective, qui milite en soutien à divers projets de décolonisation des terres autochtones.